16 March 2022
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CAFEDOC / Habiter le monde DE PATRICK PEREZ

Habiter le monde : espaces et architectures chez les Hopi d’Arizona et les Lacandon du Chiapas - Patrick Pérez ; textes réunis par Annick Hollé, Marlène Albert-Llorca et Guillaume Rozenberg.- ed dépaysage, 2021

Le 16.03.2022 de 13H à 14H à la bibliothèque de l'ENSA - ouvrage présenté dans le cadre de La Semaine de la recherche

 

 

présentation de l'auteur

Patrick Pérez (1962-2019) a enseigné l’anthropologie de l’architecture et du paysage à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Toulouse pendant vingt-cinq ans. Ses recherches, toujours étroitement associées à son activité d’enseignant, visaient à construire une anthropologie de l’habitat, entendu comme l’ensemble des « productions architecturales et paysagères » permettant aux humains d’aménager et d’ordonner leur milieu de vie. Ses travaux s’appuient à la fois sur une vaste érudition et sur les enquêtes de terrain qu’il a menées dans le monde amérindien. Son cours sur l’anthropologie de l’espace a profondément marqué des générations d’étudiant.e.s en architecture à qui il offrait un regard sur les « espaces d’ailleurs ».

présentation de l'ouvrage

Comment les humains pensent-ils et aménagent-ils leurs espaces de vie ou, pour mieux dire, comment habitent-ils le monde ? Patrick Pérez est très tôt convaincu qu’on ne peut répondre à cette question fondamentale en se limitant à observer les populations occidentales. Enseignant en architecture, il se fait alors anthropologue et se tourne vers les sociétés autochtones d’Amérique du Nord et du Sud. Dans les textes réunis ici, il explore avec une attention particulière les pratiques de l’habitat et le rapport au paysage des Hopi d’Arizona, en montrant que leur façon d’être au monde s’enracine dans des conceptions singulières du cosmos, du corps et de la personne. D’autres chapitres évoquent, en contrepoint, les Lacandon, horticulteurs, chasseurs, pêcheurs et cueilleurs qui vivent dans la forêt tropicale humide du Chiapas (Mexique) et développent avec ce milieu des relations d’une grande subtilité.

Au-delà de sa contribution à une anthropologie de l’espace social, c’est à un voyage sensible en terre amérindienne que nous convie cet ouvrage, voyage au terme duquel notre regard sur les manières d’habiter le monde se trouve renouvelé.


Agrégée de philosophie, Marlène Albert-Llorca a enseigné cette discipline pendant plusieurs années dans l'enseignement secondaire avant de commencer des recherches en ethnologie de l'Europe. Elle est actuellement Professeur à l'Université de Toulouse-Le Mirail et membre du Centre d'Anthropologie (UMR 8555).